Heroes of Normandie - Campagne

Partie 5

 

Ecrit par Thibault

Temps de renforts.

 

 

La quatrième bataille s'est soldée par une réussite de la poussée allemande. Ténue certes, et encore avec pas mal de pertes, mais l'ennemi a semblé bien en peine de briser nos lignes pour de bon. Il y avait malgré tout danger... Mais l'ennemi n'a pas su concrétiser sa percée et c'est désormais aux troupes allemandes de tenter la contre-attaque. La ligne de front a été tout juste re-traversée et s'il est préjudiciable que les allemands se battent à nouveau sur leurs lignes de départ alors que la victoire était en portée du tour 3, tout est à refaire. Les paras allemands avanceront en tout cas avec plus de précautions et plus de soutiens, dans l'espoir de construire une avancée plus pérenne. 

 

Les renforts sont cette fois intéressants car les allemands sont susceptibles de soutenir un renfort blindé... Et ce sera un Stug IV qui viendra renforcer la troupe de Von der Heydte!

Les effectifs ont été largement entamés par la bataille précédente mais si la composition laissait peu d'espoir pour une percée, avec peu d'unités extrêmement solides, mais beaucoup de combinaisons possibles entre des véhicules légers, des troupes d'assaut et des unités de soutien. Les Brandenburgers sont encore reconduits dans l'effectif avec leur grande puissance de feu, sous le commandement de Skorzeny. Les Pionniers de la SS sont repris également avec deux half-tracks qui serviront sans nul doute de plateforme de tir, afin d'appuyer à coups de boutoir la progression de l'infanterie. Le Stumrgeschütz fournira lui l'effort principal sur un côté, ou en avant du dispositif. Dans tous les cas, la nombreuse infanterie parachutiste va encore foncer droit devant et tenter de s'infiltrer dans un terrain qui sera sans nul doute encore assez couvert par les bois et les haies présents dans la région. 

Petite réduction du nombre de points de commandement, afin d'emporter un peu plus de troupes et d'options.

En face, Tintin déploie une unité encore totalement aéroportée ou peu s'en faut ! Des paras anglais et polonais !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les anglais ont comme à l'habitude de Valentin une quantité de personnages importants, et de soutiens. Ses troupes sont encore une fois très spécialisées avec beaucoup d'unités fragiles, car parachutistes avec de petits groupes de combats, mais une grosse quantité d'unités de tir et de soutien. Un véhicule léger est encore présent avec le Staghound, bête noire des véhicules blindés allemands lors de la bataille précédente. Je sais aussi que je vais devoir me méfier des Bren et même si au moment du déploiement je ne sais pas encore que Valentin a recruté un canon de 6" antichar, je peux m'en douter fortement, car il est au courant que j'ai le droit de prendre un blindé et il aurait bien tort de ne s'appuyer que sur les armes antichars portées par l'infanterie, qui restent relativement fiables mais peu décisives sur le jeu.

 

 

Suite à la partie précédente, j'aborde celle-ci avec un peu plus de confiance car même si le résultat précédent n'a pas été un carnage absolu, mais la liste m'a parue solide car même si les véhicules ou l'infanterie prennent cher, le monde que j'arrive à mobiliser, toutes des pièces intéressantes, permet toujours de manoeuvrer pour rebondir en cours de partie. Je suis donc à peu près convaincu qu'il n'y aura pas tuerie à sens unique mais encore une fois une bagarre difficile.

Cinquième affrontement ; La Côte 504

Une route en U fait le tour d'un bosquet, tandis qu'une ferme en centre de table se retrouve attenante à une colline, et qu'à droite la forêt est si dense que les véhicules risquent d'y être lourdement pénalisés. Il n'y a pas beaucoup d'espace pour manoeuvrer, en dehos du flanc gauche, que je fais occuper par le canon d'assaut StuG IV. Ce char moyen, sans tourelle, doit appuyer depuis la route l'assaut des parachutistes sur la colline. Pendant ce temps, un groupe doit s'avancer sur la ferme centrale et l'occuper avant l'ennemi, afin de l'y trouver et détruire toute opposition par un champ de tir plus développé. La HMG42 peut y prendre bonne place... Attention toutefois, car les parachutistes britanniques ont établi des retranchements dans la plaine et la puissance de leurs nombreuses armes légères d'appui peut mettre rapidement en difficulté les groupes d'assaut allemands. 

Sur la droite, les pionniers de la Leibstandarte se préparent à progresser avec les paras d'élite de Skorzeny, à travers bois et appuyé sur le chemin par un halftrack avec canon court de 75. On s'attend à un gros, gros combat à bout portant de ce côté. 

La bataille commence comme d'habitude, sur le grondement de l'orage annonciateur de la pluie d'acier. 

Les obus allemands sont peu efficaces; le mortier de 81mm ne trouve pas de cible. Très vite dans la partie, les Fallschirmjägers progressent, tête basse et arme au bras, en direction des couverts les plus proches de la ligne de feu. La bataille commence à prendre de l'ampleur... Quelques tirs lointains de fusils à verrou commencent à cibler la progression des soldats allemands tandis que de multiples bruits de moteurs annoncent le déploiement de renforts anglais, et de la progression des véhicules blindés allemands. 

Très vite, la compagnie de Trebes plein centre, prend la ferme sous un feu modeste des soldats anglais qui tiennent les retranchements avancés. 

Les paras allemands prennent possession du bâtiment et grimpent les premiers sur la colline. Le combat y sera très intense, d'un coup d'un seul, les modestes claquements de fusils d'infanterie sont rejoints par les rafales de pistolets ou de fusils mitrailleurs, sans parler de la HMG42 qui crache le plomb sur les anglais. Les pertes initiales sont anglaises, mais de justesse. Les anglais répliquent, et rapidement, musellent plusieurs unités allemandes, avancées sous le couvert des haies presque à bout portant. Les pertes s'accumulent et Trebes doit appeler des renforts: pas moyen de mettre assez de pression sur les retranchements tenus par les Tommies, tandis que les bérets rouges alignent tranquillement leur cible. 

Les silhouettes en tenues camouflées sont fauchées en pleine course, ou s'affaissent derrière leurs maigres couverts, touchés à mort. La défense anglaise se renforce; le Staghound blesse d'une rafale de mitrailleuse co-axiale le Commandant Skorzeny, tandis que le canon de 6 envoie des obus antichars en plein contre le StuG, qui semble endommagé au premier coup reçu. Un autre véhicule bardé de mitrailleuses, un Korch allemand, se fait démolir par les anglais. Ca va mal, d'autant que le principal effort allemand avait lieu sur ce flanc!

Sur la droite, les SS et les unités d'assaut allemandes attaquent. Sous le couvert des arbres, les tenues camouflées se glissent de position en position dans le but de se rapprocher de la sortie de la forêt, de prendre la route qui est un objectif. Les polonais avancent en masse avec une autre compagnie de parachutistes anglais. Très tôt, l'avancée teutonne confine à la débandade annoncée. Des obus de mortier anglais, toujours précis, tombent pile sur le Sdkfz qui menait l'attaque allemande. Le véhicule fumant laisse ses passagers descendre en vrac, avec beaucoup de blessés, tandis que les premiers coups de feu claquent dans le sous-bois; voilà les polonais qui chargent en gueulant!

On se massacre au PM et au fusil presque à bout portant. Les allemands, sonnés par le choc du véhicule détruit et de la pluie d'obus, peinent à redresser la situation et plusieurs SS et commandos sont abattus avant d'avoir rejoint des positions correctes. C'est l'hécatombe...

Pourtant, la situation va changer d'un coup. Aux débuts très prometteurs des anglais, les allemands vont muscler leur défense. Les fusils claquent. Les polonais meurent à leur tour. Contre la forêt, un halftrack anti-aérien allemand fait tonner son canon automatique et touche plusieurs soldats alliés, avant d'être détruit à son tour, ses servants abattus par des fusiliers anglais. L'intensité de la fusillade dégénère en tueries au corps-à-corps. Les anglais, supérieurs en nombre suite aux pertes initiales infligées à l'ennemi, percent et chargent baïonnette au canon ou mitraillette en main. Les allemands se défendent avec acharnement; le sous-bois retentit des rafales, des cris de guerre ou de douleur des combattants. Peu en réchappent, et les allemands ne lâchent rien. 

Féroces, ils gagnent du temps et de nombreux cadavres kakis recouvrent maintenant leurs positions. Les anglais et les polonais avancent toujours, contournent par le flanc les paras et les SS survivants. Mais ceux-ci ne lâchent rien. L'équilibre des forces se retrouve. Puis, manque de repasser en faveur des allemands quand un officier anglais est tué, avec cinq de ses hommes. Retenant la leçon des batailles précédentes, les allemands lancent quantité de grenades à main qui cassent les assauts anglais. La bataille est dans la balance, de nombreux morts et blessés jonchent le sol et les tirs perdent progressivement en intensité alors que les deux camps regroupent leurs forces.

La bataille bascule pour de bon. Les allemands nettoient la tranchée anglaise face à la colline, malgré les pertes. Grenades, rafales de mitrailleuse légère et lourdes, puis charge des officiers allemands et de plusieurs groupes, tout cela fait place nette. les anglais se débandent dans le secteur. Malgré les tirs subis, le StuG IV ouvre le feu, rate deux fois le Staghound anglais mais sa carapace reste relativement impénétrable; le char allemand est toutefois atteint d'une flèche blindée qui le laisse déchenillé sur le flanc gauche, et donc immobilisé. Le canon d'assaut allemand reste toutefois en position pour détruire le véhicule anglais, ciblé en même temps par un panzerschrek teuton. Sans soutien, leur première ligne perdue, les anglais doivent charger sur le flanc de la colline avec une section sans appuis. Les anglais abattent trois paras allemands, mais dont les copains répliquent. Une douzaine d'anglais tombent à leur tour. 

Bondissant de leurs couverts, les Fallschirmjägers chargent mitraillettes en avant le canon antichar anglais, et le détruisent. 

Plus rien n'empêche la percée allemande. Les paras allemands progressent avec rage et débloquent un à un les derniers verrous alliés, jusqu'à détruire leurs mortiers, abattre un officier qui veillait sur ses troupes en arrière garde, ou d'autres unités plus mobiles. En mauvaise posture il y a peu, voilà les Fallschirmjäger qui contre-attaquent et menacent le flanc des survivants de la Brigade Polonaise! Trop peu et trop tard, toutefois, les allemands sont épuisés et ne peuvent prendre la forêt pour de bon avant que le jour tombant ne laisse place aux tirs de nuit de l'artillerie alliée. Scheisse! 

Les polonais se recroquevilleront sur le second objectif, les allemands trop éreintés par les assauts sur le flanc droit, étant incapables de progresser plus avant. 

Epilogue

C'est une victoire allemande, 49 à 42. Cette fois, mon adversaire a misé sur plus de pions troupes et des soutiens plus diversifiés. Il a réussi presque à me submerger en poussant au premier choc, mais ça n'a finalement pas fonctionné et les allemands ont montré beaucoup de résilience, malgré une entame de bataille très poussive. Bataille très équilibrée, avec beaucoup de retournements de situation et comme d'habitude, de bêtises plus ou moins héroïques! C'est une victoire marginale pour les allemands, qui vont donc continuer d'avancer un rien dans les positions alliées.

Sont mis hors de combat, tués, blessés, prisonniers et disparus:

- 3 officier anglais / 3 officiers allemands

- 2 véhicules légers anglais / 3 véhicules légers allemands

- 6 armes de soutien anglaises / 1 armes de support allemandes

- 57 parachutistes / 39 fantassins allemands.

Les pertes sont plus nombreuses côté allié, cette fois encore, mais chez les allemands il s'agit essentiellement de troupes d'élite d'un coût encore supérieur aux alliés.

Au niveau des points, Tintin est à 775 points et moi à 900. 

N'ayant pas sous les yeux les règles de campagne, nous n'avons pas encore tiré nos dés de renforts... ​

Historique et statistiques depuis le début de la campagne.

Les alliés ont marqué 117 points. Ils ont déployé 2525 points.

Les allemands ont marqué 142 points. Ils ont déployé 2750 points.

Les pertes totales sont les suivantes:

- 7 officiers alliés / 10 officiers allemands

- 4 véhicules légers alliés / 6 véhicules légers allemands

- 22 armes de soutien alliées/ 12 armes de support allemandes

- 177 fantassins alliés/ 151 fantassins allemands.

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